Les carnets d’Inde
Carnet de voyage Décembre 2019

Passer par l’Inde n’était pas spécialement prévu dans notre programme, nous devions y faire escale pour aller au Sri Lanka, mais pas plus. Finalement après notre mois chargé au Nepal et avant d’entamer le Sri Lanka, nous nous sommes dit qu’une pause nous ferait du bien. Alors nous avons jetés notre dévolue sur le Kerala. 

Cet état du sud, est décrit par beaucoup comme un état à part en Inde, plus calme, plus détente, avec un choc culturel moins extrême. Terre d’épices et berceau de la médecine ayurvédique. Et pour des premiers pas dans le pays de Gandhi, cela semblait être une bonne alternative.

Nous avons atterri à Cochin (Kochi) dans la nuit, après une escale à Delhi, rapide et stressante, puis une heure de voiture, nous arrivons, frais comme des peaux de bananes oubliées au soleil, à 3 h du matin dans notre guesthouse. 
Le propriétaire dort, on doit réveiller la maisonnée, tout va bien ! On adore !Bref après cette arrivée un peu chaotique, une bonne nuit de sommeil, nous nous réveillons au son des oiseaux et des chants de Noel !

Nous sommes resté deux jours plein sur place, ce qui nous a permis de visiter Fort Cochin, ce quartier mythique de la ville, port connu pour ses filets de pêche chinois et pour être l’un des croisements importants du transports d’épices et de thé vers le reste du monde, depuis des centaines d’années. La ville fut pleine de surprises. Et de bonne surprises ! 

De l’art et de l’artisanat !

J’ai découvert avec plaisir, que la ville regorge de boutiques artisanales, de petits créateurs locaux, d’expositions, de fabriques de produits ayurvédique, de manufactures d’épices ou encore d’antiquaires ! Dans ces cavernes d’Ali Baba, vous trouverez de tout, des sculptures, des portes, des malles, des meubles, du bronze, du bois, des idoles et des dieux. Tout cela dans une ambiance feutrée, d’interdit, où prendre des photos n’est pas autorisé.


Dans les innombrables boutiques avec fenêtres sur rue, il suffit d’un pas pour trouver un tailleur qui vous fera, robe, chemise ou tunique, sur-mesure, pour une poignée d’euros. D’un autre pas pour confectionner son parfum et de quelques minutes en rickshaw (tuktuk) pour entrer dans une vieille manufacture d’épice, ou hommes et femmes continues de travailler, à la main, le gingembre. Pour la consommation locale et l’export vers l’autre coté de l’océan, vers les pays d’Arabie.

Pour ce qui est de l’art, en plus des galeries nichées au cœur d’anciennes bâtisses coloniales, vous pouvez crapahuter dans les rues et ruelles de fort Cochin, galerie à ciel ouvert, le street art est partout ! Une belle surprise que de tomber sur ces fresques au détour de chaque rue. Elles décrivent la vie locale, ou des symboles de l’Inde, elles se font aussi engagée, en faveur de l’écologie, d’autres sont énigmatiques, comme tout art qui se respecte, laissant la place à notre interprétation.

J’en parlerais dans un article dédié, mais ici, j’ai aussi consulté un médecin ayurvédique, cette médecine ancestrale, dont le but est de créer un équilibre si fiable entre le corps et l’esprit, qu’il ne vous sera pas nécessaire de revenir voir le docteur ! Un des outils de l’ayurvéda est le massage. C’est donc bien ici et nulle part ailleurs, qu’il faut découvrir ou redécouvrir les bienfaits du massage.

J’ai beaucoup aimé le quartier de Fort Cochin, c’était une étape parfaite pour notre arrivée en Inde. Entre tradition et modernité. Même si encore une fois, ici, il m’a fallu prendre sur moi concernant les regards. (J’en parlerais dans un prochain carnet d’humeur.) Nos premiers pas au Kerala, présageaient, sans que nous le sachions vraiment à ce moment-là, déjà, une belle étape imprévue dans notre voyage au bout du monde.