Les carnets de Birmanie
Carnet de voyage Février 2020

La Birmanie, l’un des Pays que nous attendions le plus ! Tout ce qu’on a pu lire, ce que l’on a pu nous dire, en ce qui concerne le voyage, tout était positif. La Birmanie est un pays bouddhiste, très croyants, c’est un pays qui a ouvert ces portes au tourisme il y a peu, il promets donc de l’authenticité et d’être loin des masses. 
Nous nous attendions donc à faire des rencontres, voir des paysages magnifiques, des temples et des pagodes, à manger local et à vivre de façon rustique. Certaines de ces attentes étaient vrais, d’autre non.

Nous quittons donc la Thaïlande après deux semaines passées sur des îles paradisiaques, en compagnie des amis de Jerome et après cinq jours en retraite yoga pour moi. Un autre monde que le voyage que l’on menait depuis 5 mois donc… À ce stade, nous étions un peu fatigués, cela semble paradoxal, mais en voyage, oui, on fatigue ! 

On change de lieu tous les 3-4 jours, on prend des tas de transports différents, avec des niveaux de sécurité différents, on se surpasse, on sort régulièrement de sa zone de confort. 
On planifie sans arrêt, on mange tout le temps dehors (oui le plateau télé ça manque, même une salade en tête-à-tête à la maison ça manque !). On porte sa maison sur le dos, il fait chaud, puis humide. Il pleut et il faut changer nos plans. On a le stress des visas, puis celui des arnaques. On voyage de nuit dans des bus au confort aléatoire avec la musique à fonds et la clim à 16 degrés. On se fait piquer par des moustiques, tout le temps, ou même des mouches.
On vit parfois dans des logements, très limite, on fait pipi dans des toilettes turques (je ne m’y ferais JAMAIS !). On n’a pas de papier et pas de douchette : je suis censée faire quoi avec ton seau d’eau là ?
On réfléchit toujours à ce qu’on mange, on s’habitue puis on change de pays. On finit avec une soupe et des trucs non identifiés qui flottent à la surface. On a plus faim de rien, on rêve de coquillettes au gruyère.
Même trouver du shampoing peut se transformer en une véritable quête ! (ou de l’anti-moustique, ça marche aussi).
On fait nos lessives à la main, tous les 5 jours maximum. Car on n’a pas de culottes pour un mois ! On oublie de laver les culottes à temps ou elles ne sèchent pas. On finit avec son slip de bain ou sans rien…
On n’a pas de routine, on n’a pas d’équilibre, on vit sur le fil.
On dépend des expériences, si tout se passe bien, tout va bien, si tout se passe mal, on a plus du tout le moral.

Bref, le voyage, c’est une des plus belles expériences que l’on peut vivre dans sa vie, si l’on en rêve, car croyez moi ou non, ce n’est pas fait pour tout le monde. 

Et arrivé à la fin de notre séjour Thaïlandais, après avoir retrouvé le confort du mode « vacance », où l’on a pu manger autre chose que du riz, où l’on a posé un peu les sacs, retrouvé des amis, refait le monde, parler d’avenir ou méditer, manger, fait du yoga, revenir au voyage, ça nous enchantait pas plus que ça…


Mais nous mettions le cap sur l’un des pays le plus attendus pour tous les deux. Le Myanmar. Et nous avions décidé de passer la frontière terrestre. 


De Bangkok à Hpa-An

Pour cela, il fallait prendre un bateau, un bus, passer une nuit à Bangkok et reprendre un bus le lendemain jusqu’à la frontière Thailande-Birmanie, traverser un pont à pieds, puis monter à bords d’un taxi partagé pour 4h de route sur des pistes, jusqu’à Hpa-An, dans un nouveau pays.

Nous allions aussi devoir : passer une journée de plus à Bangkok, car notre billet de bus aura été annulé au dernier moment. Prendre un bus local pour rejoindre la station de bus touristique et perdre 1 h de temps précieux au risque de louper le départ. Attendre 1 h 30 à la frontière, car notre bus est arrivé avec de l’avance, à 4 h du matin… En ayant seulement mangé des chips et des Oreos. Tenter de retirer de l’argent de 3 distributeurs différents avant que cela fonctionne, puis prendre un taxi 6 places et finir à 9, serré à 4 sur une banquette pour 2… 
Pour enfin arriver à Hpa-An dans un hôtel excentré, que l’on quittera le lendemain pour un autre…

Pour nous remettre dans le bain du voyage, on ne pouvait pas faire mieux n’est-ce pas !

Heureusement, on a aussi passé une super journée à Bangkok, assis en terrasse à refaire le monde et boire des bières. On a rencontré un jeune Birman qui avec deux Anglais de Manchester à l’accent bien corsé, nous a pris sous son aile à l’arrivée en Birmanie, nous a emmené dans un tea shop et trouvé un taxi. Ca a un peu contrebalancé la morosité.

Mais ça, c’étais avant, avant l’épisode, avant l’épisode de la tourista ! 
Eh oui, notre arrivée en Birmanie, dans un mood un peu morose, nous a bien challengé sur nos envies ! Nous sommes arrivé dans un pays où à nouveau les routes étaient en construction, où à nouveau le niveau d’anglais était un peu faible et donc les échanges compliqués et où nous allions, une nouvelle fois, devoir déchiffré les cartes pour manger à notre faim…
On a donc dégoté un petit resto avec des salades, un cadre sympa et une vision : aider les jeunes locaux qui y travaillent à apprendre la restauration. Un bon moyen de se remettre doucement dans le mode voyage.

C’était sans compter le fait qu’après notre ballade en scooter, une fois de retour à l’hôtel. Les crampes et les nausées arriveraient dans nos vies ! On a littéralement passé une nuit de merde… On a eu beau se shooter de médicament, rien y faisait, l’indigestion était là !
Et nous avions un bus de nuit à prendre le lendemain soir…
On a donc souffert en silence, mais ensemble ^^
On a jeuné le lendemain, puis on a survécu au bus de nuit jusqu’à Kalaw où nous prévoyons de faire un trek de 3 jours.


Hpa – An : nos premiers jours au Myanmar.
boudha de pierre de dos, à hpa an myanmar

Nous sommes arrivés à Hpa-an à 4 h du matin, après un bus de nuit, un passage de frontière et un trajet en taxi partagé de 4h. Un petit enfer, soyons honnête. La fin du séjour dans cette ville aura été, aussi, un peu compliqué, comme dit plus haut. Mais au milieu nous auront réussis à profiter, un peu, du coin.

Hpa – An est l’un des endroits préférés des voyageurs. C’est assez compréhensible, car le coin regorge d’activité culturelle. Des temples, des grottes, des monts et des ballades en scooter. Un combo agréable. Et peu de monde. 

Nous sommes restés un peu sur notre faim, car le paysage était brumeux. Un voile opaque recouvrait en permanence le ciel et l’horizon, ce qui ne nous a empêché de profiter pleinement du paysage.  Surement dû à la saison et aux brulis qui débutaient… Par contre, on a pu, dés notre arrivée donc, comprendre pourquoi nous lisions partout qu’il y avait des temples et des pagodes partout en Birmanie.Car c’est vrai, les pagodes sont partout ! Ici à Hpa – An, des grottes jusque sur un rocher au milieu d’un lac. Et les temples ne sont pas tous anciens, non. Ils rénovent bien entendu, mais aussi, ils construisent et agrandissent. 

Passage de la frontiére Thailande / Birmanie, en pratique

Transport :
De Bangkok à Myawaddy.
Durée : 10h
Prix : 15€/pers
Nous avons pris un bus de nuit réservé via ticket.com. Nous voulions voyager de jour mais que ce soit dans les agences en ville ou sur les sites de réservation, nous avons eu du mal à trouver un billet. La solution aurait été de se rendre à la gare routière et de l’acheter en direct, car des trajets existent. Le bus n’était pas confortable. Nous sommes arrivé avec 1h d’avance à la frontière à 4h du matin. On a donc du patienter jusqu’à l’ouverture à 5h30. L’occasion de faire connaissance avec deux Anglais et un jeune Birmans !

De Mae Sot (Birmanie) à Hpa-An
Durée : 4h
Prix : 10000 kyats (6,50€)
Nous avons pris un taxi partagé, où nous étions d’abord 4 et 2 conducteurs, et nous avons fini à 7 ! Un peu serré mais on a survécu… Nous avons attendu de 6 h 30 à 8 h pour partir, sur conseil de notre nouvel ami birman ! Car avant cela on nous demandait 15 000 kyats. Direction donc le Tea shop pour se détendre un peu et gouter dès l’arrivé à l’accueil birman !

Passage de la frontière à pieds :
De Myawaddy – Thailande à Mae Sot – Birmanie.
Il suffit de vous présenter avec vos documents (la demande de visa en ligne doit être imprimé papier) puis de passer au post frontière. On ne nous a pas demandé de billet de sortie du territoire. Ensuite nous avons traversé le pont de l’amitié à pieds en 5 minutes. A l’arrivée vous êtes accueilli dans un petit bureau où vous replissez un formulaire d’arrivée, on vous prends en photo, on tamponne votre passeport et le tour est joué ! Simple et efficace