La fin d’une année, la fin d’un cycle, la fin d’une décennie. Le début d’une année, le début d’un nouveau cycle, le début d’une décennie. Ou une continuité.

Depuis aussi loin que je me souvienne, la fin d’année n’a jamais représenté grand chose pour moi. Je me suis souvent sentie obligée de faire la fête, de trouver quelque chose à faire absolument. 

Je me suis longtemps sentie obligée de faire un bilan de l’année écoulée. Alors, quand tout a été beau et rose, je suppose que c’est plutôt cool, mais comme la réalité est un peu différente, faire des bilans, m’a plus souvent foutu le cafard que rendu heureuse.Cette année, je n’ai toujours pas envie de faire la fête et de sacraliser le 31 décembre. (D’autant plus, que je suis à l’autre bout du monde, un jour de fin d’année ne peut pas rivaliser avec ça…)

Par contre, une fin de décennie, c’est autre chose. Ça me parle, ça me bouscule même. Elle a été plus que mouvementée et je n’ai jamais pris le temps d’observer tout ce qui c’est déroulé durant cette période. Malheureusement aussi, pendant très longtemps, regarder en arrière était synonyme de douleur.Pourtant elle fut forte, déterminante et elle a vu naitre le début de quelque chose que je n’explique pas encore.

Durant cette dernière décennie, j’ai vécu le pire comme le meilleur.

J’ai appris que les cauchemars et les rêves peuvent devenir réalité. J’ai cru mourrir de chagrin.J’ai appris que la vie était belle mais qu’elle nous jouait des tours. J’ai appris qu’avec ces tours, on apprenait à vivre réellement. Que quand le malheur nous frappe, on n’est jamais prêt, mais qu’il peut aussi révéler le meilleur. Car pour ma part, avec le deuil, le burn-out et la dépression, j’ai trouvé l’amour, la confiance, l’amitié, et le dépassement de soi.

J’ai vécu mes pires angoisses, et réaliser qu’elle pouvait constituer ma force. J’ai appris à m’assumer, assumer mes névroses, mes peines, ma féminité, mes règles, mon corps, mes défauts et même mes qualités. J’ai appris que l’amour n’était pas une faiblesse mais la plus grande force de ce monde, quand il est sain, honnête et mérité. J’ai appris que mes intuitions étaient ma magie secrète, qu’elles sont plus rassurantes que ce que dit mon cerveau ou ce que prône mon coeur. Et qu’elles ont tendances à m’amener là où je ne pensais pas que cela soit possible d’aller. Je n’ai pas encore bien cerné le sens de tout ce que j’ai vécu, je ne sais pas encore très bien où je vais. Mais je fais confiance à mes intuitions, mon instinct. Je fais confiance aux signes. J’ai fini de les ignorer. Il me reste un chemin incroyable à parcourir je le sais. Il ne sera pas toujours simple. 

Je suis aujourd’hui plus épanouie que jamais, et je sais que je peux être au moins deux fois plus épanouie encore ! Moi, la même personne, qui durant la dernière décennie, à dû passer des journées entières à se convaincre que la vie avait un sens…

Alors si je ne sais pas encore où je vais, je sais que je suis sur la bonne voie, et rien que pour ça, je remercie les épreuves. Car sans elle, je ne me serais jamais remise en question, je n’aurais jamais eu à me demander si j’étais à ma place. Cependant, je ne pense pas que mes cycles correspondent à ceux du calendrier. Je pense que je suis actuellement dans un cycle, le mien, qui ne prendra pas fin avec 2019 et ne débutera pas avec 2020. Je ne prendrais pas d’autres bonne résolution que celles que j’ai pris en Mai 2017 et qui continue d’être d’actualité aujourd’hui : 

Je ne laisserais plus jamais mon bonheur dépendre de l’extérieur: le travail, la famille, le regard des autres, la société. Je ne m’excuserais plus d’être celle que je suis : curieuse, bavarde, hyper-sensible, tamalou, indécise et anxieuse.Je ne me mentirais plus à moi-même et je vais tacher de réaliser cette liste de rêves et d’envie que j’ai écrite un jour de 2016.

Mon cycle n’est pas fini, mes prochaines résolutions seront peut-être dans 2 mois, dans 6 ou dans 2 ans, un jour de Juin ou de Novembre. En attendant, je remercie l’univers pour ce qu’il m’a donné et pris. Sans cela, je ne serais surement pas en train de vivre ma plus belle vie.